24/01/2019
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  • La petite histoire de la galette des Rois

    La petite histoire de la galette des Rois

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    La petite histoire de la galette des Rois

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    La petite histoire de la galette des Rois

    Après le foie gras, les chocolats et bûches de Noël, place aux célèbres gâteaux ronds et feuilletés que l’on se partage en famille, entre amis ou entre collègues et dont on se régale tout au long du mois de janvier. En connaissez-vous les origines ?

    Une tradition qui rappelle une fête romaine

    Si l’Épiphanie a une origine religieuse, la coutume du partage de la galette est différente. 
    Historiquement, ce sont d’autres rois que les trois rois mages bien connus qu’on fêtait ce jour-là : la tradition remonte à l’époque romaine, lors des Saturnales, les fêtes du solstice d’hiver, qui consistaient à désigner le roi ou la reine d’un jour au moyen d’une (vraie) fève cachée dans une galette, symbole du disque solaire.

    L’élu de la galette obtenait alors le droit de donner des ordres pendant toute une journée, à la personne de son choix, puis retournait à ses occupations habituelles une fois le soleil couché.

    La tradition du « roi boit »

    La coutume du « roi boit » a été attestée dès le XIVe siècle. L’expression « tirer un roi » était commune dès le Moyen-Âge.
    Normalement, celui qui trouvait la fève devait payer sa tournée à la tablée. Certains prétendent que les plus avares avalaient la fève afin de ne pas débourser d’argent. C’est ainsi que serait née la fève en porcelaine, pour que le « roi » craigne de l’avaler.

    C’est donc cette même fève en porcelaine que l’on connait maintenant sous toutes ses formes et couleurs, qui fait même le bonheur de certains collectionneurs !

    Des gâteaux variés

    La coutume du partage est ancienne mais cette pâtisserie change en fonction du pays et de la région.
    Ainsi au Danemark, une amande est cachée dans du riz bouilli.
    En France, chaque région à son gâteau :
    – « Gâteau des rois » en Provence, en Aquitaine et en Languedoc,
    – « Pogne » ou « épogne » dans le Dauphiné,
    – « Garfou » ou « galfou » en Gascogne et Béarn,
    – « Galette des rois » en Ile-de-France,
    – « Dreykönigskuchen » en Alsace…

    Certains sont fourrés à la frangipane, mais d’autres sont briochés, à la fleur d’oranger, aux fruits secs…
    Le grand classique des galettes reste la galette des rois à base de pâte feuilletée qui elle aussi nous vient de très loin. Car figurez-vous que la pâte feuilletée était déjà connue des Grecs et des Arabes.
    La pâte feuilletée de cette époque-là était réalisée par superposition de pâte (farine, sel et eau) et des couches d’huile.
    La pâte feuilletée actuelle n’est plus obtenue par superposition de couches mais par pliages successifs qui augmentent considérablement le nombre de couches (d’où l’origine du nom millefeuille).
    De plus, la crème la plus couramment utilisée est la crème d’amande dite « frangipane » à base d’amandes moulues, de beurre, de sucre et d’œufs en proportion dite tant pour tant.

    Et vous, quelle est votre galette préférée ?

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